Imprimer
Catégorie : Régates 2010
Affichages : 2006

Quatre Maraudeurs aux Six Heures du Der 2010

Les «Six heures du Der» deviendront-elles un rassemblement d’automne traditionnel sur deux jours pour les Maraudeurs ? A nous tous et toutes d’écrire l’histoire. En tout cas, quatre équipages ont fait le déplacement les 4 et 5 septembre. Pour leur plus grand plaisir !

 

300 % ! C’est le taux d’accroissement du nombre de Maraudeurs participant aux Six heures du Der entre 2008 et 2010. Bon, d’accord, relativisons : nous n’étions que quatre Maraudeurs à prendre le dimanche le départ de la dernière régate de la saison organisée par le YC Der. Mais, le plaisir que nous avons pris à naviguer ensemble tout au long du Week-End n’est pas quantifiable, faute d’unité de mesure adéquate. Néanmoins, vraiment, c’était bien.

Seul équipage de Maraudeur présent pour l’édition 2008 des Six heures sur Rovan, nous avions été rejoints par Anne et Didier (Antistress), Francis et Cécile (Eliot) l’an passé. Kevin et Simon (Hobbit) ont cette année eux aussi fait le déplacement. D’où une participation en hausse de 33 % par rapport à 2009. Pour maintenir cette évolution favorable, il faudrait 1,32 Maraudeur en plus l’an prochain. Autant dire deux pour simplifier et éviter d’en mettre un dramatiquement hors jauge ! Les deux équipages supplémentaires ne regretteraient assurément pas le déplacement.

Un lac bien sous tous rapports

Naviguer sur le Lac du Der est vraiment agréable. Tous les participants au National 2009 ont pu apprécier la qualité du plan d’eau et de l’accueil au YC Der. Rien n’a changé. Début septembre, la vidange du lac est traditionnellement bien entamée. Il reste largement assez d’eau pour naviguer sans souci et abriter des ribambelles d’oiseaux. Le Der est grand comme une petite mer !Une des cales est à sec. L’autre reste parfaitement utilisable. Nul besoin d’immerger la remorque. Sauf celle d’Antistress. Un bel exemple de rusticité qui aura un jour sa place au musée de l’AS Maraudeur ! A moins que Didier et Anne ne continuent d’immerger leur future nouvelle remorque pour épargner le moindre frottement à la magnifique peinture toute neuve D’Antistress... Faut voir !

La nature est ici très préservée : 4800 hectares d’eau et 77 kilomètres de rivage au milieu d’un écrin de forêts et de prairies, bocage en prime. N’oubliez pas de lever le nez. Loin de la lumière des villes, on voit l’univers scintiller du feu de toutes ses étoiles. La voie lactée est magnifique. Kevin n’en a pas perdu une miette. On se doutait bien qu’il ne scrutait pas que les règles de course. C’est confirmé !

Quoi ? Vous n’avez pas encore décidé d’inscrire les Six Heures à votre agenda 2011 ? Poursuivons alors. Cette année, une nouvelle fois, il a fait un temps magnifique. Le YC Der nous a accueillis très chaleureusement comme à son habitude. Avec Claude, arrivés le vendredi vers 15h, nous naviguions dès la fin de l’après-midi. Pas besoin de sortir le bateau de l’eau : direction le ponton visiteur. Accès aux sanitaires, au Club House et à sa cuisine, stationnement dans l’enceinte du club tout cela pour le prix de l’inscription aux Six Heures. Soit la modique somme de dix euros. Merci au YC Der qui ne nous demande que de veiller à ne pas empêcher les sorties d'eau des bateaux. Elles s'accélèrent à la cette époque de l'année.

Deux jours de navigation

Pas encore partant ? Dommage ! L’un(e) d’entre vous aurait pu embarquer avec Francis sur Eliot. Cécile, son équipière habituelle, n’ayant pu faire le déplacement, il a dû naviguer en solitaire. Le comité de course lui a accordé une dérogation pour disputer une édition des « Six Heures du Der » promise au petit temps. Après son déplacement de Douai, le talentueux barreur d’Eliot – il est devant - a apprécié. Merci encore !

Que me dites-vous ? Que vous n’êtes pas venus parce ce que vous ne saviez pas ? Le Forum de l’AS vous a tout indiqué. Évidemment, il faut y jeter un oeil. Une fois par semaine par exemple. Cliquez sur n’importe lequel des « échos du forum » à droite de l’écran d’accueil ouvert pas la procédure d‘identification. Puis, sélectionnez « derniers messages » en haut de l’écran qui s’ouvre. Et vous avez tout sous les yeux, dans un ordre chronologique. Faites défilez et arrêtez vous à « Kikivient aux Six heures du Der ? »

Ah ! Vous saviez ! Mais vous redoutiez une ambiance trop course ? Aucune crainte à avoir. Au programme du samedi, une longue promenade ensemble. Elle a certes donné la possibilité de comparer vitesses et réglages mais dans une ambiance de franche camaraderie. Et partir pique-niquer aux îles aurait été possible si nous l’avions voulu. Nous avons préféré discuter paisiblement en déjeunant sur l’herbe du parc à bateaux.

Franchement, l’ambiance de la régate du dimanche est conviviale. Vingt-deux participants cette année : ce n’est pas la cohue. D’autant que compte tenu des différences de taille et de vitesse d’une part, et de la durée de la régate d’autre part, les bateaux s’espacent dans un premier temps durant le long parcours côtier. Il représente en gros la moitié du temps de parcours. Puis tout le monde se regroupe sur la boucle finale à tourner le plus grand nombre de fois possible. Le meilleur a fait cinq tours. Le dernier un tour, la moyenne des participants s'établissant à trois tours. Souvent discret cette année, le vent ne s’est tout de même pas effondré jusqu’à zéro sur l’échelle Beaufort comme l’an passé. Sur Rovan, pour la première fois, nous avons utilisé le spi tout au long d’une régate.

Plaisirs du rassemblement

Voilà, vous savez tout. Ou presque. Colette, l’emblématique patronne de la minuscule guinguette à l’entrée du YC Der a cédé la place à sa belle-fille. Elle apprend le métier. Mais les moules frites du samedi soir sont assurées. L’achat de sandwiches est possible tout au long du week-end si vous ne voulez pas faire de courses à l’épicerie d’Eclaron, à six kilomètres de là. Chaleureuses, les conversations du repas du soir à la guinguette sont largement alimentées par le Maraudeur. Techniques, mais pas seulement !

Nous avons notamment évoqué les «Maraudgolfe» organisées cette année par Jean Michel et Arnaud, en Bretagne Sud. Une intéressante initiative à reconduire même si elle n’a pas connu le succès qu’elle aurait mérité. Là aussi, serrer les rangs serait un plaisir. Et l’occasion pour ceux et celles que l’océan inquiète, de naviguer en mer avec les précieux conseils de ceux qui savent. Naviguer ensemble est instructif. Nous retrouver est agréable.

Ce que nous retenons des « Six heures du Der » est que les rassemblements ne deviennent possibles qu’en les organisant très longtemps à l’avance. Alors à vos agendas ! Et rendez-vous début septembre au lac du Der en 2011. Nous y serons.

Classements :