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Catégorie : Récits de Maraudeur
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denis chateau
Le journal de bord de deux freres.
Il nous font partager leur National 2004 dans le Golfe du Morbihan.

 
 

National Maraudeur 2004

 

Bonjour à tous,

J'ai été tout d'abord très content d'apprendre que ce national allait se dérouler dans le golfe du Morbihan donc pas très loin de chez moi !

Mais encore fallait-il trouver un équipier, personne n'était disponible à mon club de l'ANCRE car ce même week-end se déroulait la fête annuelle avec animations et régates. J'ai donc fait appel à mon frère, pas vraiment navigateur, mais qui , à peine au rappel redressait le bateau de façon significative si le vent montait ! ! !

Arrivé à la cale de Barrarach le vendredi soir, nous avons maté et préparé le bateau en le laissant sur sa remorque dans le champ à proximité . D'ailleurs cet endroit est à retenir car la cale est gratuite et on peut stationner dans ce champ laissé à disposition. Le soir, petit cours théorique et reconnaissance de la carte des lieus.

denis chateau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi matin, mise à l'eau vers 9h, et José Le Guil le passeur très sympathique, nous remorque de l'autre coté à Conleau ou doit se tenir le bureau des inscriptions du club SRV.

7 bateaux sont à l'appel, et vers 11h30 on se rend sur la ligne de départ à la bouée de Boedic. Petit cours pratique à mon équipier, procédure de départ à 5 min et hop c'est parti pour un parcours banane .

Le vent est faible à presque nul direction Nord Ouest et le courant ne facilite pas les choses. A la moindre risée nous voyons le Gallois des filles s'envoler littéralement, on ne peut pas suivre, il faut jeter du lest !et à part mon équipier et le casse-croûte , je ne vois pas de quoi on pourrait se délester .Flodacé est un Naviking de 1967 de construction assez lourde et l'équipage n'est pas des plus léger comparé aux 50 kg tout mouillé des filles ! Mon frère découvre le merdier du spi et n'est pas vraiment convaincu de son efficacité. Ce spi était tout nouveau pour moi aussi car jamais manœuvré sur mon bateau, auparavant j'avais un espèce de vieux sac à patates complètement déformé. Arrivés 4èm à cette 1ère manche , nous ne sommes pas mécontents.

2ème manche , même parcours , pas beaucoup plus de vent , on s'accroche on s'accroche et c'est pas mal, mais au retour, on s'est enlisé dans un espèce de tourbillon thermique (Babar m'a expliqué) avec spi à contre, empannages, affalages enfin bref, je n'arrivais pas à m'en sortir et ça ne devait pas être très beau à voir. Pendant ce temps là , les petits copains ont du mieux gérer cette situation. Mais j'ai quand même pu remarqué que dès que le vent montait un peu, Flodacé ne marchait pas si mal que ça , et que au vent de travers, le spi était maîtrisé ! Fin d'après-midi, retour à la barge mise à notre disposition, en passant devant la « Maison rouge « courant et vent dans le nez C'est là que mon frère découvre que si l'on n'est pas assez rapide en changement de bord , on recule plus que l'on n'avance. Au début il me disait, eh cool on est là pour se faire plaisir, pas pour spider comme des malades ! Ben oui mais si on veut rentrer , il faut s'en occuper !

Rendez-vous est pris pour se retrouver au resto le soir. C'est vraiment l'occasion de mieux connaître les membres de l'association et de ses ambitions. Charles Herfray nous annonce un départ à 10h tapante à la bouée de Boédic pour le lendemain et il assurera la direction de la course.

Dimanche matin 9h nous sommes à Barrarach et on décolle de la barge vers 9h30 pour être pile poil à 10h à Boédic. Est-ce mauvais signe ? (1er parti, dernier arrivé ? la suite le confirmera ! ! !) Le reste de la flotte se regroupe et le départ est donné vers 10h30. Toujours vent de Nord-ouest mais plus soutenu que la veille ,mais pas de problème on a largement de la réserve au rappel ! ! !Tous les bateaux sont sous spi (voir photo magnifique) et regroupés pour rejoindre la première marque. Retour à la bouée de Drenec au près, puis descente au grand largue sous spi vers la bouée de Piren. On suit les autres bateaux ,mais on ne sait pas très bien ou l'on est. On est content, il fait très beau, il y a du vent bien établi, et ça marche ! ! !Devant nous le Gallois des filles, on joue à cache-cache avec Blancaneaux et on talonne Babar. Juste derrière, Antoine et Chloé et plus loin Prise Alo de Michel et Sophie Serrazin .Et puis tout d'un coup , après avoir contourné une terre immergée, plus de bateau suiveur ! ! ! Que se passe-t'il ? Ou est passé Antoine qui nous talonnait ? Inspection de la carte : Eh ben, c'est pas très clair, en plus je n'ai pas relu les instructions du parcours. Il y a 3 bateaux devant nous, ils doivent savoir ! C'est bizarre, on n'avance plus, forcement on est sur le sable ! ! !Vite remonter la dérive et le safran pour repartir. Il n'y a pas plus d'un mètre de fond et les algues viennent se prendre dans le safran bonjour la traînée. On remonte dérive et safran de temps en temps pour dégager ces algues et on aperçoit le canot assistant se diriger vers nous pour nous annoncer que l'on s'est complètement trompé de route . A savoir que l'on a été faire le tour de l'île Ilur et que l'on doit revenir en arrière pour passer la bouée Ilur au nord avant de repartir vers la bouée Billervé ou le bateau comité est stationné. C'est là que l'on voit Bernard Louviot en tète suivi de Prise Alo et Convadonga qui eux ont pris le bon parcours. J'imagine Babar découragé abandonne et rentre directement sans remonter à la bouée Billervé . Donc, on est les derniers ! !Mais le plaisir reste intégral. Au retour , on voit Loacom et Ka contourner les îles Logoden et on se dit : on va couper en passant entre Logoden et Drenec. On arrive sur la ligne à quelques secondes de Blandine. et puis Charlie nous apprend que l'on est hors course car il fallait effectivement contourner les îles Logoden. Arrivée à la cale de Barrarach vers 15h puis rangement du matos , bateau sur remorque et direction Conleau pour remise des résultats, mais , pas moyen de se garer, les parking ont des barres , le camping car fait 2,70 de haut et le convoie 11m de long !

Voilà racontées les péripéties de Flodacé 51161 et les quelques mots pour la fin ..... Techniquement, les bateaux se valent (même avec une pantoire en lieu et place d'un rail de chariot ! ! !), tactiquement c'est une autre affaire (et puis un GPS embarqué ça doit être vachement bien), et bilan moral ce fut un week-end superbe, et un grand merci aux organisateurs.

A bientôt sur l'eau.